Internet et la bande dessinée

La chose est entendue : Internet, apparu dans le grand public durant les années 1990 et dont l’usage s’étend de plus en plus depuis le début des années 2000, est un changement majeur de l’histoire culturelle des dernières décennies. En 1998, Lewis Trondheim publiait chez Dargaud Ordinateur mon ami, une suite de gags en une ou plusieurs pages mettant en scène les conséquences d’une importante évolution de l’espèce humaine : le passage de l’homo sapiens à l’homo informaticus. Sa lecture ferait sourire maintenant, tant les choses ont changé. Internet apporte, dans tous les secteurs de la société, un regard tout à fait nouveau, amène des comportements inédits voire, parfois, bouscule le sacro-saint ordre établi. Les débats autour de l’ilégalité des téléchargements et de la loi Hadopi ne sont que la partie la plus visible et directement perceptible d’une plus vaste évolution. En clair, Internet est un facteur d’évolution des comportements, des mentalités, et des objets culturels dont il est très difficile d’imaginer les conséquences pour le moment.
Mais revenons à ce qui occupe plus particulièrement ce blog : la bande dessinée. Ma série d’articles sur les blogs bd vous laisse deviner que le sujet m’intéresse tout particulièrement… La BD a bel et bien investie internet, au même titre que la musique, la radio, la télévision, la littérature (dans une moindre mesure). Quelle est l’image de la bande dessinée sur internet ? Qu’est-ce que le web a changé au monde de la narration séquentielle ? Peut-on cibler une ou des communautés « bande dessinée » dans le vaste magma du net ? Pour répondre à ces quelques questions, je vais tâcher de passer en revue les différentes manifestations de la bande dessinée sur Internet. Donc, au menu, tout une suite de liens sur lesquels vous serez invité à cliquer, naturellement.

Actualité, critique et présence de la bande dessinée
La présence de la bande dessinée sur internet n’est évidemment pas nouveau si l’on considère le premier rôle assigné à internet à ses débuts : transmettre des informations à grande échelle, offrir une vitrine pour héberger des sites les plus divers. Les acteurs de la bande dessinée ont rapidement profité de la visibilité offerte par le média internet. La plupart des éditeurs disposent de leur site internet, reflet promotionnel de leur activité, généralement destiné à égrener le catalogue. Le site est parfois l’occasion, pour ces éditeurs, de proposer des services en plus aux lecteurs : concours, interviews d’auteurs, avant-première, bande-annonce, newsletter… Les attitudes des éditeurs face à internet sont en réalité très diverses : simple catalogue/agenda pour Glénat (http://www.glenat.com/), absence de site internet pour l’Association. Mais dans l’ensemble, ont observe une certaine timidité à aller plus loin que des sites promotionnels. Quant aux auteurs, il serait plutôt inutile de citer tous les sites de dessinateurs. Simplement signaler à quel point internet se prête bien à la promotion d’un art graphique grâce à sa capacité à diffuser rapidement et efficacement de l’image ; un auteur peut ainsi présenter facilement son travail, et même personnaliser son site en en dessinant lui-même l’esthétique. Je citerai simplement le vieux site de Joann Sfar, http://www.pastis.org/joann/indexancien.html, à présent à l’abandon, mais célèbre pour sa section de mini-jeux vidéos !

Espace d’informations, internet accueille naturellement des sites d’actualité sur la bande dessinée ainsi que des sites de critiques. Ces derniers ont d’ailleurs leur site où ils dressent d’intéressants bilans sur le marché de la BD ( http://www.acbd.fr/ ). Ce qui m’intéresse ici est de voir qu’internet a permis l’apparition de revues en ligne qui viennent compléter l’offre papier, à une époque où la question de la survie de la presse papier se pose de plus en plus. En effet, depuis quelques années, le public se tourne vers internet pour être informé : pourquoi ne le ferait-il pas aussi pour la BD ? L’existence de sites de critiques en ligne est d’autant plus importante que le secteur des revues de critiques de BD est relativement bouché. De plus, l’apparition de revues gratuites (Zoo, Magazine Album) met également en question le secteur. La suspension de Bodoï est tout à fait symptomatiques de ce malaise et surtout de la nécessité d’une rénovation venant d’internet. Ce magazine, né en 1997, était le plus ancien périodique indépendant d’informations sur la BD ; son échec économique a poussé son directeur Bruno Bonnell à se replier sur le net en septembre 2008, via le site http://www.bodoi.com/ qui est finalement parvenu à devenir un site de référence. L’essai est donc transformé pour Bodoï et le passage, à l’origine contraint, du papier au numérique fonctionne pour le moment. (http://www.actuabd.com/Bruno-Bonnell-annonce-la-suspension-de-BoDoi-en-kiosque-et-prepare-sa-revolution-numerique ).
Les sites http://www.mundo-bd.fr/ et http://www.actuabd.com/ font partie des sites implantés mais encore traditionnels, animés par d’anciens critiques issus du monde de la presse, en premier lieu Didier Pasamonik. En revanche, l’exemple du site http://du9.org/ montre très bien comment internet permet d’aller au-delà du simple magazine de critique. Il se définit lui-même comme un « espace d’autonomie » pour évoquer la BD dite « indépendante », en cela assez proche de l’esprit exigeant d’une revue comme 9e art. L’internaute peut s’abonner à une newsletter, et le site propose des dossiers thématiques fouillés. Avec de tels sites, il semble que l’avenir de la critique de BD se trouve en grande partie sur internet.

Conservation et mise en valeur d’un patrimoine
La BD, c’est aussi un patrimoine à conserver, et Internet se place en première position en permettant la consultation de BD anciennes numérisées. Je parle ici d’albums ayant une valeur plus patrimoniale que véritablement esthétique. Le musée de la bande dessinée d’Angoulême, récemment réouvert et intégré au sein de la « cité de la bande dessinée », est bien sûr en première ligne sur la question et a commencé, doucement, la numérisation de certains de ses collections anciennes, dont l’intégrale des albums de Zig et Puce d’Alain Saint-Ogan. La numérisation des exemplaires de la revue Le Rire (créée en 1894) est encore en chantier. Le site du musée, http://www.citebd.org/ , reconstruit récemment, est la façade de la seule institution patrimoniale consacrée à la BD dans ses aspects les plus divers (musée, bibliothèque, maison des auteurs, formation…). L’onglet « ressources » propose également un nombre important de liens vers les différents sites internet consacrés à la BD. Enfin, il organise une journée de formation sur le sujet en novembre prochain (http://www.citebd.org/spip.php?article445)
Mais la cité de la BD est en réalité rattrapée par d’autres sites ayant pris l’initiative de numériser des collections anciennes. Le plus connu d’entre eux est http://www.coconino-world.com/. Crée en 1999 par Thierry Smolderen, professeur à l’école des Beaux-Arts d’Angoulême, c’est un portail très varié se voulant aussi éditeur en ligne, ce site présente dans sa partie « classics » des documents numérisés anciens. On peut y retrouver des strips de Winsor Mc Cay, des illustrations de Gustave Doré et des extraits du journal satirique allemand Simplicissimus. Le site frappe par la qualité des numérisations, mais aussi par son graphisme dynamique et moderne. Coconino est incontestablement la référence en matière de patrimoine numérique de la BD, avant la cité de la BD et avant d’autres sites proposant un même service comme http://coffre-a-bd.com/ qui réédite des albums anciens oubliées, pour les nostalgiques. Dans le domaine du patrimoine, Internet permet, à travers des supports numériques, de conserver et de diffuser au mieux l’histoire du média.

Le paradis des bédéphiles
En tant que plate-forme d’échange et de communication à grande échelle, Internet rend également service aux bédéphiles pour leur permettre d’assouvir leur passion. D’abord pour leurs achats. Outre les multiples sites de vente en ligne, qu’il s’agisse de neuf ou d’occasion (sites de grands magasins, amazon et ebay…), certaines initiatives de vente de BD numérisées peuvent être signalées. Certes, le danger est moindre que pour la musique ou les films : l’échange de BD via le peer-to-peer est moins répandu, sans doute par l’importance du support papier qui résiste bien. Il est tout de même réel, et c’est dans le but d’éviter le piratage que s’est monté en janvier 2009 le site http://www.digibidi.com/ : ce site propose des BD à lire en ligne et explore divers modalités de cette nouvelle forme de lecture. Ainsi, certains titres publiés en format papier sont proposés à la vente pour des prix modiques, ou à la location pendant 72h. D’autres albums sont disponibles en previews d’une dizaine de pages. Des éditeurs comme Soleil, Akiléos, Ego comme X, les Requins marteaux, sont associés au site pour proposer leur catalogue (dont des séries phares comme Atalante). Un système de « watermaking » numérique garantit que la BD a bien été achetée et non téléchargée.
Hors de la vente, Internet a aussi d’autres usages qui s’appliquent spécialement aux bédéphiles : le partage d’informations sur les auteurs et les séries. Ce formidable outil informatique qu’est la base de données en ligne offre des possibilités énormes, et c’est sur lui que s’est crée en 2003 le site http://www.bedetheque.com/ qui vend un logiciel de gestion de bibliothèque dont le principe est simple : l’acheteur télécharge les données sur ses BD depuis la base en ligne et remplit progressivement sa propre base. Le collectionneur peut alors gérer ses prêts d’albums, consulter de statistiques sur sa bibliothèque, gérer ses éventuelles ventes… Enfin, les collectionneurs de BD rares et anciennes ne sont pas oubliés. Les sites http://lambiek.net/ et http://www.bdoubliees.com/ se donnent pour objectif, chacun à leur façon, d’entretenir le souvenir des grands classiques de la BD. Ils sont également constitués de bases de données sur la BD. Le second recense la totalité des illustrations parues dans les revues de BD, anciennes et nouvelles, avec une recherche par auteur, par série, par revue.

Il est clair que dans le domaine de la vente et de la collection, Internet est surtout, pour le moment, un média de complément. Les expérimentations (base de données, achat en ligne) sont encore balbutiantes et récentes. Les questions liées au piratage ne sont pas encore arrivées jusqu’au monde du livre et on ne peut pas véritablement parler de concurrence. C’est sans doute pour cette raison que les sites des éditeurs se contentent de présenter leur catalogue et n’investissent pas davantage les possibilités d’internet, à l’exception notable de http://www.dargaud.com/ qui propose quelques pages de ses nouveautés en preview. Ce modèle encore dominant de la preview montre la timidité du marché de la BD à s’étendre sur la toile, par exemple par le biais de l’édition en ligne.

La difficile émergence française de l’édition en ligne

Sans aucun doute, c’est de l’apparition d’éditeurs en ligne que vient la principale innovation d’Internet en matière de bande dessinée. L’édition de BD en ligne est un problème très complexe et il faudrait un article entier pour en venir à bout. Je vais me contenter de citer les principaux enjeux qui sont apparus ces dernières années avec l’extension d’Internet.
Un point d’abord sur le domaine anglo-saxon, beaucoup plus avance que nous dans ce domaine. En 1995, la série Argon Zark apparaît sur la toile comme la référence en matière de webcomics. 2000, Scott McCloud, auteur et théoricien américain de la BD, commence à s’interroger sur les potentialités de la BD en ligne (et édite son propre webcomic : Zot). Il diagnostique la mauvaise santé du comic traditionnel et voit dans l’édition en ligne un facteur de renouveau et de diversification, notamment grâce au concept « d’infinite canvas », qui veut que la page internet soit une surface en trois dimensions (http://scottmccloud.com/1-webcomics/index.html). C’est en appliquant ses observations que des auteurs émergent nettement à partir de 2005. Cette année-là, un Will Eisner award (équivalent des prix d’Angoulême) est crée pour le webcomic, alors qu’il faut attendre 2008 pour voir la même chose à Angoulême. La Corée est également très avance en matière de e-manhua.
En ce qui concerne le mouvement des blogs bd, je ne vais pas épiloguer dans la mesure où vous pouvez retrouver mes réflexions dans cet article (https://phylacterium.wordpress.com/2009/09/25/les-blogs-bd-face-a-ledition-papier/) et cet article (https://phylacterium.wordpress.com/2009/08/24/blogsbd-partie-1-definir-un-blog-bd/). En gros, deux choses à retenir. D’une part le blog bd a pris une telle importance en France qu’il peut être considéré comme une forme artisanale d’auto-édition en ligne, il a supplanté l’émergence des webcomics. D’autre part le succès des blogs bd n’entretient pas de relations avec l’avenir de la BD numérique. Je m’explique. Il n’y a pas d’automatisme qui voudrait que les blogueurs bd se tournent, pour être édités, vers des supports numériques. Certains le font, d’autres non, mais le format papier restent le support dominant pour la majorité d’entre eux. Edition en ligne et blog bd ne sont donc pas forcément dépendants l’un de l’autre. Deux exemples tout de même :
l’expérimentation proposée par le blogueur Wandrille Leroy sur le blog http://donjonpirate.canalblog.com/ de 2006 à 2008 a fédéré de nombreux blogueurs autour de la mise en ligne régulière de planches d’amateurs sur le thème de la série Donjon de Sfar et Trondheim.
la plate-forme http://30joursdebd.com/ a systématisé ce principe et regroupe depuis 2007 un grand nombre de blogueurs (manu xyz, waltch, ced…). Elle met en ligne gratuitement une planche de BD par jour réalisée par un auteur débutant ou amateur, et les anciennes planches restent toujours en ligne. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une maison d’édition en ligne parfaitement organisée (pas de catalogue, pas de suivi, que des histoires en une planche), mais le site est populaire parmi les blogueurs.
Dans l’autre sens, les éditeurs en ligne n’éditent pas que des blogueurs bd, loin de là. Venons-en à eux. http://www.foolstrip.com/, http://www.lapin.org/ et http://www.webcomics.fr/ sont actuellement les trois principaux éditeurs, avec Coconino que j’évoquais plus haut. Ce dernier est le plus vénérable vu qu’il édite depuis 1999, d’abord destiné aux jeunes auteurs sortant des formations d’Angoulême. Lapin commence à éditer en 2005, et Foolstrip et Webcomics.fr en 2007. Le mouvement est donc très récent en France. Les stratégies sont variées.
Lapin reste assez traditionnel et encore proche du fanzinat : il met gratuitement en ligne des strips courts et reste fidèle au format papier pour des albums plus conséquents et payants.
Webcomics.fr
fait de l’hébergement et non de l’édition. Il a un objectif promotionnel plutôt que commercial et n’opère pas de sélection parmi les auteurs. Il offre surtout aux auteurs un espace de publication, et propose aux lecteurs des BD gratuites.
A l’inverse, Foolstrip se démarque par une véritable politique éditoriale professionnelle : accompagnement des auteurs, rémunération en droits d’auteurs, traduction, promotion des auteurs… Il fonctionne sur le principe de l’abonnement mensuel qui permet d’avoir accès à l’intégralité du catalogue en ligne. Les tirages papier sont davantage des compléments pour offrir une plus grande visibilité. L’édition de l’album Mon chat et moi par le blogueur Kek a contribué à faire connaître cet éditeur qui se dit « première maison d’édition de BD en ligne », ce qui n’est pas totalement faux, puisqu’il est le principal site proposant un service proche de l’édition professionnelle papier.
Enfin, un portail cherche à regrouper l’offre existant actuellement dans le domaine français : http://www.bd-en-ligne.fr/stories.

Le débat sur la BD en ligne comporte deux grands enjeux : la question de la valeur ajoutée et celle du modèle économique, (questions très tôt abordées par Scott McCloud, et dont je reprends les réflexions). Editer en ligne des BD traditionnelles est une première étape, mais un cap nouveau sera franchi lorsque ces BD seront pleinement adaptées à leur support. Le numérique et l’écran modifie le mode de lecture et favorise des innovations qui ne sont pas encore pleinement exploitées par les auteurs en ligne (mais que l’on peut trouver occasionnellement sur les blogs) : insertion d’images 3D, de sons et d’animations, mise à profit d’un sens de lecture vertical, périodicité différente, possibilités de navigation au sein d’une page. La question du modèle économique est plus douloureuse : un auteur peut-il vivre de ses BD en ligne ? Le modèle dominant pour le moment est celui du paiement direct en ligne, et les tarifs sont nettement moins élevés que celui des formats papier pour des raisons de faible coût (pas d’imprimeurs et de distributeurs à payer). Mais il est flagrant qu’en France, dans l’état actuel des choses, un auteur ne peut vivre de ses seuls travaux en ligne. Il faudra suivre l’évolution de maisons comme Foolstrip. Mais le format papier est encore trop dominant, se porte très bien et il faudra attendre quelques années (décennies ?) pour voir une véritable concurrence comme il peut en exister dans la musique et l’audiovisuel.

Je termine par une petite actualité de la BD en ligne, lancée par l’infatigable expérimentateur Lewis Trondheim : la BD nomade. Déjà présente en Asie et testée également par Foolstrip, ce principe consiste à assurer la lecture de BD sur des supports numériques mobiles (téléphones, consoles…). Par abonnement mensuel ou annuel, le lecteur reçoit tous les jours sur son smartphone un strip de sa bd Bludzee ( http://www.bludzee.com/ ). Une manière complètement nouvelle de lire de la BD, clairement ancrée dans les nouvelles technologies du XXIe siècle. Il ne s’agit que d’une expérimentation, mais dont il faudra suivre les rebondissements et l’éventuel succès.

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Published in: on 6 octobre 2009 at 08:46  Comments (2)  

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2 commentairesLaisser un commentaire

  1. Permettez-moi de vous dire que je trouve très complet et souvent très passionnant ce texte sur les blogs BD. Puisque vous avez pris le soin de mentionner les relations qu’entretiennent la Cité de la bande dessinée et la bande dessinée numérique, je me permets d’apporter quelques précisons et compléments d’informations à votre article.
    Tout d’abord le nouveau musée de la bande dessinée qui a été inauguré en juin dernier, ne se nomme pas désormais « Cité internationale de la bande dessinée et de l’image » comme vous l’écrivez mais bien « musée de la bande dessinée » et est une composante de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, nom donné à l’établissement public qui regroupe, outre le musée, la bibliothèque de la bande dessinée et la Maison des auteurs.
    Vous indiquez à juste titre que la Cité a entamé depuis trois ans d’importantes campagnes de numérisation de ses collections en commençant par les plus anciennes et les plus complètes. Le fonds Alain Saint-Ogan que vous évoquez ne se limite pas aux seuls albums de Zig et Puce mais à l’ensemble des cahiers de l’auteur(dont il n’existe aucun autre exemplaire), ses manuscrits, ses notes…soit plus de 20 000 pages conservées précieusement dans notre musée (http://collections.citebd.org/saint_ogan/www/). Je précise par ailleurs que nous avons numérisé un fonds tout aussi exceptionnel composé d’images populaires, publiées par la Maison Quantin entre 1885 et 1905 (http://collections.citebd.org/quantin/) que complètera la collectioin du Rire qui sera en ligne avant la fin de l’année. D’autres projets suivront chaque année.
    La bande dessinée en ligne est un sujet qui nous intéresse depuis longtemps et de plus en plus. Nous avons consacré plusieurs articles de fond sur le sujet dans notre revue 9e Art, organisé de nombreuses rencontres avec des blogueurs dont beaucoup cités dans votre article ( Trondheim, Lisa Mandel, Martin Vidberg, Boulet…). Nous co-produisons tous les ans avec le Festival international de la bande dessinée les 24 heures de la bande dessinée qui réunit des centaines d’artistes et dont nous conservons la mémoire 😦http://www.citebd.org/spip.php?rubrique175). Nous préparons d’ailleurs en ce moment l’édition 2010. J’en profite pour ajouter que nous manifesterons encore cet intérêt pour la bande dessinée numérique dans des rencontres que nous organiserons durant le FIBD dont une demi-journée organisée avecl’Ecole nationale du jeu et des médias interactif numériques sur la bande dessinée interactive.
    Mais avant cela vous m’autoriserez à vous signaler que nous organisons une journée de formation professionnelle consacrée à la « Bande dessinée dans l’univers numérique » qui se déroulera le 24 novembre 2009 à Paris, à la Cité des Sciences et de l’Industrie (http://www.citebd.org/spip.php?article445.)
    Très cordialement

    Jean-Philippe Martin
    Directeur de l’Action culturelle
    Cité internationale de la bande dessinée et de l’image

    • Merci beaucoup pour vos encouragements et pour ces précisions utiles sur la Cité de la BD. Je tacherai de modifier l’article concernant le nom du musée, tout le monde ne lit pas forcément les commentaires.
      Quels rapports exacts entretenez-vous avec le site Coconino, en ce qui concerne la numérisation d’ouvrages anciens notamment ?

      Pour ce qui est du fonds Saint-Ogan, je le connais justement très bien car je prépare en ce moment une thèse sur cet auteur (sous mon « vrai » nom, Julien Baudry), et je suis donc en contact avec Catherine Ternaux, la conservatrice de la bibliothèque.

      Il est vrai que si une institution doit s’investir dans la BD en ligne et étudier ses enjeux, c’est la vôtre qui est la mieux placée… Je ne peux donc que me réjouir de l’intérêt que vous y portez !

      Bien cordialement,
      Mr Petch


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